La faune du Baïkal / Фауна Байкала

La faune et la flore du Baïkal sont plus riches et diversifiées que celle des autres régions de Sibérie. Mais je n'en ai vu moi-même qu'une infime partie. Nerpy respirant à la surface, vus de dessous

Bien sûr l'hiver n'est pas le bon moment pour découvrir la flore ; mais j'ai pu admirer quelques jolis coins de taïga. La taïga est une forêt claire (pas de buissons entre les arbres) , avec des bouleaux, des épicéas, des pins, des cèdres et les plus résistants, des mélèzes.

Cap Ukhan /  Мыс Ухан

Ansambl Dimitri Prokovski : "Ой на горе Калина" (album Не близко от города)

Abreuvoir du hameau de Pechanya J'ai vu des omuls au marché et dans mon assiette, des nerpas et quelques autres poissons dans l'aquarium du musée à Listvyanka, des canards à l'embouchure de l'Angara, quelques corbeaux, des vaches et des chevaux, un ours en cage, des chiens de traîneau, plusieurs "chiens méchants" (d'après les pancartes) très affectueux, des chats plutôt bien nourris qui cherchaient les coins les plus douillets pour faire la sieste (le top, c'est le rayon laine et cachemire des boutiques de souvenirs), et bien que l'hiver soit la basse saison ici, des touristes de diverses espèces.

Troupeau de touristes chinois face au cap Burkhan

Les 2 plus répandues sont les Chinois en groupe près des villages avec desserte routière + hôtel, et les randonneurs russes, souvent équipés de patins.

Patineurs du dimanche à Khujir

Randonneur russe avec patins, pulka et sidoushka Cette dernière espèce est capable de résister à des conditions extrêmes allant du bivouac par -40°C avec réchaud en panne (y a du bois sur les rives) aux banyas (la version russe du sauna) à +100°C, en passant par des bains à +2°C (l'eau à 2°C, pas l'air).

J'ai aussi vu des pêcheurs équipés de grandes chignoles et d'une tente, des randonneurs marcheurs, des touristes à moto-neige (dont un gamin qui tractait son père sur une luge), et 2 cyclistes. Trou de pêche calibré

Attention si vous voulez faire des comptages des différents types de randonneurs : assez souvent, les patineurs se transforment en marcheurs dans les zones où la glace est un peu cahotique.

Patins de rando russes

Pulka amphibie Les Russes utilisent souvent des patins spéciaux pour randonner : ils sont longs (40 cm) et la fixation ressemble beaucoup à celle des skis de fond. D'ailleurs les rando-patineurs ont aussi des bâtons.

Baikal, maloe more. Lugeo-randonneur avec vent dans le dos Marcheurs et patineurs transportent leur barda dans des pulkas. Ce sont souvent de simples luges à patins métalliques, ou parfois des pulkas plus sophistiquées.

Quand ils ont le vent dans le dos, là où la glace est lisse les marcheurs s'assoient sur leur luge et ils se contentent de pousser un peu avec les bâtons. Enfin, ma prof de russe à Irkoutsk m'a dit qu'elle avait parfois vu des pulkas à voile.

2ème arrivée au Rocher du Shamane, par le lac cette fois

Annexes

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