Bain de foule et myrtilles à Kazbegi / Погружение в толпу и чернику в Казбеги
Par Moi le 7 juil. 2018, 23h49 - Sakartvelo - Lien permanent
Kazbegi, bourgade rebaptisée Stepantsminda après l'indépendance de la Géorgie, est une station touristique où la plupart des taxis et marshrutkas font une halte.
L'ambiance est très différente de celle de Vladikavkaz : il y a là une foule de touristes, des Russes, mais aussi beaucoup d'Européens de l'ouest et de l'est, des Israëliens, des Chinois,...
Sur le parking des marshrutkas, a croisé des touristes occidentaux bien endoctrinés qui croyaient que la frontière avec la Russie était fermée. Faut dire à leur décharge que le site officiel du Ministère des Affaires Etrangères français affirme encore que la frontière est fermée (alors qu'elle est réouverte depuis 2012...), et qu'il classe en zone orange, "déconseillé sauf raison impérative", tout le Nord-Caucase russe où nous venons de passer d'agréables vacances.
On a aussi bavardé avec un randonneur médecin espagnol : il avait travaillé avec des ONG humanitaires dans divers points chauds au moment de la chute de l'URSS et de la guerre de Tchétchénie, sa vision était bien plus nuancée et intéressante.
On a fait une dernière petite randonnée au pied du Kazbek, en bivouaquant juste au-dessus du promontoire de l'église Tsminda Sameba de Gergeti, un best-seller des ventes de cartes postales en Géorgie.
Le lendemain matin, montée en direction d'un col au pied du Kazbek, paisible volcan de 5047 m endormi depuis 6000 ans.
Il y avait plein de myrtilles planquées dans les talus un peu à l'écart du touristodrome.
Une fois de retour à Kazbegi, on n'a eu aucune peine à trouver un taxi partagé pour Tbilissi : les conducteurs attendent les clients sur la place du village et devant les terrasses des bistrots. Et les bistrots ont le wifi, on a pu en profiter pour réserver un hôtel dans le quartier Avlabari, bien situé pas trop loin du centre historique, et où il y a pas mal de petits hôtels ou de gites de bon rapport qualité/prix.
Le retour à l'Ouest n'a pas été de tout repos : Turkish avait fait du surbooking sur Istanbul-Genève. On a passé presque une journée à faire des navettes entre 2 guichets éloignés qui se renvoyaient la patate chaude, avant qu'on nous mette dans un bus pour un confortable hôtel excentré en banlieue, et on a pu prendre un vol le lendemain.




