Pour la première fois depuis très longtemps, départ sans vélo hélas. Mon épaule droite ne s'est pas encore remise de l'atterrissage brutal provoqué par un chauffard fin mars. Et pour la ménager, je ne porterai pas mon sac à dos, je le tracterai sur un chariot-pulka. L'engin a été fabriqué sur mesure par un atelier artisanal isérois Pulkalp, qui a fermé depuis suite à la séparation des 2 associés.

Frein-filet élégant : du vernis à ongles rose

L'attelage est un peu encombrant, car fait avec le mêmes tubes que les pulkas d'expé polaires, mais pratique avec son brancard démontable. La roue de 20" passera mieux les obstacles que les roues 12" d'autres chariots déjà commercialisés (Carrix, Sherpatrek, Monowalker et autres). Et bien que le chariot Trollix , également produit par un artisan isérois, a l'air bien conçu, je préfère une solution monoroue, a priori plus facile à conduire sur sentier étroit. Et surtout, la ceinture bien ajustée et les renforts transverses devraient me permettre de le manœuvrer sans les mains (c'était le but de l'opération).

Chariot-pulka pratique et solide

Pour le transport par train ou avion, j'ai sanglé mon sac 50 litres entre les bras du brancard. Le tout était utilisable en brouette jusqu'au comptoir d'enregistrement où j'ai démonté la roue et mis un petit tube écarteur à la place. Et comme Turkish n'a pas voulu de ma roue 20" en bagage à main, encore quelques sangles et un rouleau de gros scotch pour fixer la roue à plat sur ce sanwich, et c'était tout bon.

Bagages spéciaux bien arrivés à Tbilisi

Destination : Vladikavkaz via Tbilissi, puis 4 semaines dans "la montagne des langues".

Aïshat Aïssaeva : "Мой Кавказ"

Langues du Caucase : finalement, les Balkans, c'est simple en comparaison...