Avant l' alplager de Bezengi et le mur de Bezengi, on passe au village de Bezengi. Au terminus, sur la petite place du village, on s'est réfugiées pendant une petite averse dans un des 2 magazin-kafe. On a commandé un thé, et la gérante nous l'a servi dans l'arrière-boutique.

Village de Bezengi. Fin d'après-midi souvent pluvieux Taulan Batchaev, Daud Zhanataev, Tengiz Gabaev, Zuhra Kabardokova, Fatima Bajchorova & Kamilya : "Минги-тау" (chant traditionnel karatchaïevo-balkar)

Vallée du Tcherek Bezengskiy

Elle nous a expliqué qu'il y avait pas mal d'exode rural dans le coin, les Balkars ne sont plus très nombreux. Et d'après elle, les diverses langues turcophones de l'ouest de la Russie sont relativement proches : un Balkar peut à peu près comprendre ce qu'un Azéri, un Kumyk ou un Tatar lui dit.

Le chariot-pulka remonte vallée du Tcherek Bezengskiy. Premier aperçu du mur de Bezengi

En tous cas, à l'oreille, le balkar sonne en effet assez "turc", avec entre autres particularités des séries de voyelles qui déteignent sur leurs voisines (mots en taratata ou en türlütütü, car en turc on ne mélange pas les voyelles ouvertes ou fermées dans un même mot). Et vous avez sans doute remarqué en écoutant les paroles des chants, la langue est moins riche en consonnes que chez les voisins kabardino-tcherkesses...

Tcherek Bezengskiy à moins de 5 km en aval de sa source : déjà costaud !

Après un bivouac tranquille en sortie de village, le lendemain on est montées à pied jusqu'à l' alplager de Bezengi. Cette petite route non asphaltée le long du Tcherek est tranquille (ce serait super à vélo, mais bon, même à pied c'est agréable) . La vallée est belle.

Nuages du soir sur le vallon du Mizhirgi

Le site de l' alplager est lui aussi superbe. On y est restées 3 jours, pour aller admirer le fameux mur de Bezengi

Un des nombreux cairns (турик en russe) sur le chemin du glacier Bezengi

et ses à-côté, depuis les moraines du glacier Mizhirgi

Moraine du glacier Mizhirgi au-dessus de l'alplager de Bezengi

Cailloux sur la moraine du glacier Mizhirgi

et du glacier Bezengi,

Mur de Bezengi vu depuis le pied du glacier. Pour le Shkhara (5201m), prendre au fond à gauche

encadrées par des flancs de vallée abrupts et parfois instables.

Terrain friable sur les flancs de la moraine du glacier Bezengi

J'ai vu 2 fois un petit groupe de bouquetins du Caucase, mais ils courent vite, je n'ai eu en photo que le petit dernier :

Petit dernier d'une famille de bouquetins du Caucase. Ils sont descendus dans le talus en faisant dégringoler les cailloux

Bezengi est une destination prisée par les alpinistes russes

Alpinistes russes dans un champ de cailloux

Alpinistes russes en chemin pour le camp 1 du Koshtan-tau ou du Dykh-tau

il y a une belle collection de "5000" à proximité (Dykh-tau, Shkhara, Koshtan-tau, Dzhangy-tau, pic Pushkin et Mizhirgi-tau).

Le long du glacier Mizhirgi, juste avant mon demi-tour (le passage suivant à flanc de moraine n'est pas facile sans les bras)

Malgré ça, les quelques sentiers partant du camp sont assez tranquilles.

Bezengi : vallon, glacier, source du Tcherek, et mur

Le plus étonnant, c'est qu'il y a encore un poste de contrôle (en plus de celui sur la route à la sortie du village de Bezengi, où notre permis zone-frontière kabardino-balkare a été contrôlé une première fois) et des garde-frontière russes jusque sur ces glaciers ! Le Nord Caucase est difficile à franchir, et reste une barrière stratégique sur laquelle la Russie veille de près.